Agir en conscience, se sentir touché par ce qui nous arrive et être capable de l’accueillir même quand nous sommes très sensibles, changer notre regard sur nous, sur le monde dans une perspective nouvelle et constructive sont autant de pistes qui nous invitent à nous éveiller. Pas toujours simple de rester soi-même dans cette course ambiante et que notre sensibilité est vécue comme un frein.

 

Les 3 peurs qui nous empêchent d’avancer avec sérénité :

  • À qui puis-je faire confiance ? Pour une série d’entre nous, il est parfois difficile de savoir à qui faire confiance ou pas. Selon les expériences de vie de chacun, il se peut que votre confiance ait été malmenée et que vous ayez du mal à entrer dans une relation trop proche. La peur de vous livrer et que l’autre abuse de cette confiance que vous lui avez accordée. Dès lors, vous avez décidé de « prendre du recul » et il se peut que vous vous isoliez pour vous protéger. Pour d’autres personnes, il se peut que vous fassiez confiance beaucoup trop vite. Une fois quelques critères identifiés et qui vous font penser « Ah oui, c’est une personne digne de confiance », vous vous livrez tout entier sans aucune protection. C’est dans de tel cas que j’entends « Ah, je ne l’ai pas vu venir » et que la personne se retrouve dans des situations parfois très blessantes. Construire une relation de confiance prend du temps, c’est un véritable processus qui demande d’apprendre à s’écouter à tout moment avant d’en arriver à faire véritablement confiance. Écoutez votre intuition, cette petite voix qui vient de l’intérieur a tellement de choses à vous dire.

 

  •  La peur d’être vulnérable ! J’entends souvent « je dois être fort, je ne veux pas montrer ma faiblesse ». Waow … Je me demande bien pourquoi tant de personnes veulent se montrer si stoïques ! En fait, j’ai une petite idée, je crois que jusqu’à présent, notre monde a valorisé ces images de super-héros, business managers à qui tout semble réussir ! Et aujourd’hui, si nous creusons, nous voyons qu’il y a de plus en plus de burn-out, voire des dépressions qui touchent des personnes dont nous avions une image de performance, de force. À titre personnel, j’ai découvert que je ne me suis jamais sentie aussi forte que depuis que j’accepte ma vulnérabilité. Parce que la vulnérabilité fait partie de la vie. Nous ne sommes pas nés parfaits comme des machines à tout faire parfaitement et tant mieux. Nous sommes nés avec des émotions et des ressentis, nous avons tous vécu des moments difficiles voire tragiques et nous avons tous la capacité de nous relever. Et bien sûr, cela demande parfois du courage, mais cela demande également de l’accueil de cette partie de nous qui se sent mal, qui vit cela comme de la faiblesse. C’est ce qui nous permet de nous ouvrir à l’aide extérieure, à accueillir du nouveau, et à faire les prises de conscience nécessaires pour avancer de façon plus alignée pour le futur.

 

  • La peur de l’abandon : une grande peur pour certaines personnes, celle d’être abandonnée par ceux qu’elles aiment ! Nous vivons l’expérience de l’abandon depuis notre plus jeune enfance. Pour peu que nous n’ayons pas été rassurés, certains d’entre nous peuvent avoir vécu des expériences difficiles. Un parent qui s’en va, un divorce, le changement d’école ou des déménagements, un petit copain qui ne donne plus signe de vie… Le risque étant de vous sur-adapter à ce que la personne en face de vous souhaite (ou du moins, ce que vous pensez qu’elle souhaite) au point de vous oublier. Ainsi, je pense à cette dame qui me partageait avec beaucoup de tristesse « J’ai tout fait pour mon compagnon mais il est parti ». Effectivement, quand quelqu’un me dit    « J’ai tout fait », j’entends aussi « j’étouffais ». Cette peur qui nous empêche de nous connecter à nos besoins essentiels et qui nous emmène dans des comportements qui peuvent être vécus, comme envahissants pour l’autre et finalement nous desservir. À la lecture de ce texte, avec qui avez-vous l’impression de vous sur-adapter par crainte de perdre son affection

Avancer en conscience peut prendre différentes formes bien sûr, et il est important que vous vous sentiez en phase avec ce qui vous permet de rester en lien avec vous, en conscience de ce que vous ressentez, de ce que vous vivez. C’est tout un chemin, il se fait jour après jour, chacun à son rythme, au fil de ses expériences. Être conscient suppose de prendre sa responsabilité dans ce qui nous arrive de chouette et de moins drôle. Bien sûr, aucun d’entre nous n’a demandé à vivre des expériences difficiles, personne n’aime être malade ou avoir un  accident par exemple. Cependant, vivre en conscience, c’est utiliser ce que la vie nous apporte comme expérience et accueillir ce qui se passe comme une expérience enrichissante pour éveiller notre conscience. Accueillir ce qui se passe en nous, quelle émotion cela génère et ce qui se dit en soi pour pouvoir mieux rebondir, avec justesse tout en s’écoutant.