Je rentre de congés et je me sens épuisé.e, je n’arrive pas à récupérer, je me fatigue bien plus vite qu’avant, je commence à m’inquiéter car je n’arrive pas à retrouver mon peps habituel…
J’ai entendu ces phrases tant de fois depuis quelques semaines. Le plus souvent sur un fond de culpabilité, presque en chuchotant de ne pas être au top de sa forme en rentrant de congés et parfois avec une pointe d’angoisse « Est-ce que c’est normal d’être aussi fatigué.e et aussi longtemps ? »
Et quand j’en parle, les langues se délient, les visages se détendent, les tensions se dénouent.
Oui, c’est évident : cette période est souvent synonyme de fatigue.
Dans cet article, je vous partage quelques éléments de compréhension mais surtout des clés pour prendre soin de votre hypersensibilité et de votre énergie au quotidien.

L’être humain a une formidable capacité d’adaptation :  qui aurait imaginé le scénario de cette crise sanitaire quand nous nous sommes souhaités la bonne année au 1er janvier 2020 ? Quelques visionnaires y avaient pensé sans être vraiment pris au sérieux.
Je vous l’aurais annoncé tel quel… vous m’auriez prise pour une illuminée. Et si la perspective de me croire vous avait traversé l’esprit, vous vous seriez probablement dit que vous n’arriveriez pas à vivre une telle période. Et pourtant, nous constatons déjà que nous vivons avec une nouvelle normalité, qu’une série d’entre nous avons même apprécié le confinement et la bulle qu’il a créé. D’autres s’insurgent avec force contre une gestion de crise qu’ils trouvent déplorable. Soyons clair, mon intention n’est pas de créer une polémique de plus mais plutôt de vous inviter à écouter ce que la vie nous met sur notre chemin et comment vivre chaque jour avec présence et fluidité.

Parmi les aspects qui nous demandent de l’énergie et nous fatiguent, figure un premier aspect : notre vie « pratique » a changé du tout au tout pour certains, au mieux elle a juste demandé quelques réajustements pour d’autres. Et ce, du jour au lendemain. Combien de points de repères ont-ils été bouleversés ?  Autant d’aspects qui génèrent tensions et frustrations et donc fatigue.

Pour ceux qui aiment se projeter, une seule évidence : rien n’est certain générant ainsi une angoisse sourde nous invitant à revenir au temps présent car oui apprendre à vivre au jour le jour prend tout son sens. Un apprentissage forcé (et fatiguant) pour nombre d’entre nous.

Qui plus est, notre hypersensibilité nous impacte plus que la moyenne aux stimuli environnementaux. Elle nous confère une série de caractéristiques dont celle d’avoir un cerveau qui capte, analyse et trie en permanence les milliers d’informations envoyés par notre environnement, tout cela à notre insu… cela demande une énergie folle quand nous sommes connectés aux actualités, dans des endroits chargés émotionnellement et avec du monde. Pas étonnant que la plupart des hypersensibles aient apprécié la bulle du confinement combien reposante et que nous ressentions cet effet « hyper vigilance » en permanence quand nous sommes à l’extérieur.
Pas étonnant non plus que le retour dans la réalité d’aujourd’hui ait pu creuser l’écart et rajouter de la fatigue.

Que dire d’autre de l’impact de notre environnement sur nous ? Si nous n’avons pas appris à prendre cette juste distance, nous pouvons très rapidement être happés par les peurs de nos proches (ou moins proches) et leur besoin d’être rassurés. Tout comme les gens qui ont besoin de parler en permanence de cette crise et vous jettent à la figure l’objet de leur résistance. Pas simple de rester bienveillant.e et à l’écoute tout en se protégeant, n’est-ce pas ? Sans oublier notre besoin non assouvi de nous laisser toucher au sens propre comme au figuré en partageant des signaux d’attention et de bienveillance tels que les sourires à se partager derrière un masque ou un écran d’ordinateur. A nous de nous positionner et ne pas nous laisser envahir, j’en parle dans les pistes de solutions ci-dessous !

Enfin, la notion de contrainte prend également tout son sens dans cette gestion de notre énergie : contraint de rester chez soi, de limiter certaines activités, de se déplacer, de passer du temps avec qui nous le souhaitons, de garder la distance, de ne plus voyager, d’observer un monde en perte de sens, de constater notre impuissance… Car qui dit contrainte, dit adaptation à la situation (en opposition à cette liberté que nous aimerions tant avoir) et si nous allons chercher cette liberté à l’extérieur de nous, il est probable que nous continuions à nous sentir frustrés. Plus nous résistons, plus nous souffrons et nous nous épuisons.

Autant d’éléments qui donnent du sens à la fatigue ressentie par beaucoup d’entre-nous actuellement. Cela dit, ceci n’est pas une fatalité en prenant conscience de ce qui nous enlève notre énergie, il est également possible de nous protéger en limitant les sources de fatigue (soit totalement, soit en dosant) et de choisir ce qui nous donne la (petite ou grande) pêche.

Alors à quoi veiller pour repartir dans un cercle vertueux ?

Il est plus qu’essentiel pour l’instant de nous écouter dans nos ressentis, dans ce qui nous pompe notre énergie et ce qui nous ressource. Et cela n’est plus forcément identique à ce que vous avez connu jusqu’à présent.

Un premier aspect consiste à évaluer les voleurs d’énergie dans notre environnement, au risque de paraître radical.e : entourez-vous essentiellement de personnes positives et constructives, prenez une sérieuse distance avec celles qui se plaignent et qui tirent votre énergie vers le bas. Pas possible pour certaines ? Tentez de limiter très fortement les contacts que ce soit en durée et/ou en fréquence. Favorisez les échanges avec les personnes avec qui vous vous sentez nourri.e, qui ont la capacité de prendre du recul, avec qui vous pouvez rire, passer des bons moments.

Évitez les lieux « chargés » et les hyperstimulations extérieures (bruit, foule, …). En étant attentif.ve, vous les repérerez rapidement : cela demande juste un peu de présence à l’écoute de votre taux d’énergie. Choisissez des lieux qui vous conviennent et privilégiez autant que possible la nature et les balades au grand air.

Soyez conscient.e que le désordre extérieur agite notre désordre intérieur. J’aime dire que le rangement nous aide à inverser la tendance… à tester pour les sceptiques 😉
La méditation et le yoga (entre autres) peuvent également nous aider à retrouver ce calme intérieur.
Pour certains, l’exercice physique peut, en plus, permettre d’évacuer les tensions.

Observez sur quoi votre attention vous porte ? Plus vous mettez votre focus sur un aspect, plus vous lui donnez de l’importance. Fort de ce constat, il est intéressant d’observer nos pensées et nos peurs dans de telles circonstances… Si je mets mon attention sur la peur du manque, je nourris ce manque. Si je mets mon attention sur ce que la vie m’offre pour l’instant, j’amplifie le ressenti positif en lien avec ces cadeaux. Je vous laisse imaginer les dégâts des journaux télévisés… A titre personnel, cela fait longtemps que j’ai décidé de ne plus les regarder, j’ai choisi consciemment de scanner les infos sur l’application d’un journal d’information en gardant ainsi un relatif contrôle de ce qui est acceptable pour moi ou pas. Je préfère regarder des vidéos de personnes qui m’inspirent et me sentir nourrie par ces apports (par exemple).

Évitez de chercher à tout expliquer et à donner du sens à tout ce que nous vivons actuellement. J’ai la conviction que le sens vient avec le temps, quand nous avons pris le temps de nous écouter au jour le jour, d’accueillir ce qui est là et de voir la beauté là où on peut la trouver dans cette période de transition. Prenons le temps d’honorer ce qui peut l’être à travers l’exercice quotidien de la gratitude.

Et surtout, prenez le temps de ralentir, de vous écouter, de vous faire du bien, de vous câliner ainsi que les personnes que vous aimez et que vous avez la chance d’avoir à vos côtés, soyez véritablement en lien et en présence (y compris virtuellement en attendant de traverser les frontières si cela vous concerne).

Laissons-nous toucher par ce qui nous ressource, ce qui nous nourrit et nous élève, autorisons-nous à nous choisir et à revenir à l’essentiel afin de traverser cette période avec le plus de douceur possible ou tout au moins en gardant notre énergie.

Avec cœur.

Pour en savoir plus sur l’hypersensibilité lors du prochain Congrès Douance, inscrivez-vous en sur la liste d’attente pour être prévenu en avant première du programme du congrès et y participer gratuitement  >> Je souhaite être averti.e en avant-première